Orifice
Le silence rend plus sombre cette ombre sur mon corps,
le corps qui gît là bas n’est fait que de lumière,
le vent arrache mes mains et les cloue au poteau,
muettement je glisse dans
more...mes habits de nuit.
Dans cette obscurité je ne distingue pas mon ombre
le sang de mes blessures peint le miroir en rouge
la langue qui lèche mon visage l’y efface
et mon œil qui y voit mon rêve mort s’y crève.
Mon cerveau s’est creusé d’un orifice de chair,
l’épiderme des yeux n’est sensible qu’aux brûlures
de cette image qui creuse cet horizon en moi
il ne reste enfin que les brûlures de franges.
Ivan de Monbrison less